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LE CHANTE NOEL

La tradition des ritournelles.

D’après la tradition catholique, les premiers chants de Noël ont été entonnés par les anges qui fêtaient la naissance de Jésus. Plus tard, les pastorales (annonces faites aux bergers) ont revisité ces cantiques et, au XVIIIème siècle, ont même connu un certain succès à la cour du roi de France. Ces mêmes pastorales sont d’ailleurs toujours très populaires en Provence.

Chez nous, aux Antilles, il faut remonter à la période de l’esclavage pour trouver l’origine des chants de Noël. Le code noir exigeait que les esclaves soient « baptisés et instruits » dans la religion catholique. Ainsi, aux cantiques traditionnels en français, se sont mêlées des improvisations en créole, parfois profanes, accompagnées de tambour bèlè, gwo ka, ti bwa… instruments que les Antillais avaient appris des Jésuites pour les offices religieux.

Ainsi, durant l’Avent, la tradition vibrante du Chanté Nwel réunit familles, amis, voisins, ou encore, des invités dans des lieux publics. On est là pour célébrer Noël, pour entonner les chansons locales en créole – venues s’ajouter aux cantiques existants – dont les paroles figurent dans un petit recueil qui permet aux touristes de se joindre à l’allégresse générale.

Aujourd’hui, des instruments comme le synthé, la batterie et la guitare accompagnent aussi les chants, toujours rythmés par les claquements de mains.

Ces soirées conviviales resserrent des liens, rassemblent et célèbrent le partage dans la tradition martiniquaise. Tout le monde contribue à la préparation de plats typiques et spécialités de Noël : jambon caramélisé de Noël, boudin créole, pâtés salés, punch coco, sirop de gwozey peyi, schrubb aux écorces d’orange…

Oui, la tradition a du bon.